Jurassien en liberté

Jérôme HUBERT, en résistance contre le néo-vichysme;
 
Denis Hubert | 

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Esprits libres 39

 


Blog de Jérôme HUBERT
Un libéral chez les démocrates


Modem jura : "ite missa est"  Suggérer par mail
10-04-2010

Courrier du jour reçu par tous les adhérents du Modem Jura :


 

Chers amis,

Nous croyons toujours aux valeurs fondatrices du Mouvement Démocrate. Cependant, nous devons constater que nous sommes dans une impasse : scores électoraux divisés par deux à chaque consultation et perte d’élus dramatique.

Nous pensons que cette situation est due aux erreurs stratégiques, à la carence de direction de notre mouvement, aux entorses répétées à notre démocratie interne. Le  Conseil National, du 27 mars dernier, s’est tenu sans le quorum, un tiers seulement des membres étaient présents ; les désignations des têtes de listes régionales n’ont ni suivi la procédure du Mouvement, ni tenu compte de leur faible représentativité, inférieure à 20% des adhérents.

La mise en place des structures départementales avait donnée lieu à une lutte âpre qui, l’élection des trois listes d’Agnès CHAMBARET (Humaniste, Démocrate et Indépendante) passée, ne s’est pas atténuée : les concurrents battus n’ayant de cesse de nous empêcher de gérer sereinement et efficacement ce département avec le soutien non dissimulé de Paris.

Or, un projet de société ambitieux et crédible doit être porté par un parti organisé, uni, efficace, qui met tout en œuvre pour  rassembler, autour d’un leader, des élus, des militants et des sympathisants. Ce n’est plus le cas du MoDem qui, de plus, placé aux marges de la vie politique, ne montre pas les capacités à diriger le pays.

Comme les autres militants qui se sont investis pour garder le cap centriste, la 3° voie politique de notre République, nous ne regrettons pas l’énergie, les moyens et les compétences consacrés à ce mouvement. Nous disons seulement regretter qu’ils ne puissent se poursuivre et qu’ils n’aient pas été reconnus à leur juste valeur.

En conséquence, nous avons pris la décision de démissionner de nos fonctions au sein des instances départementales, régionales et nationales et de quitter le MoDem.

Notre motivation à défendre nos convictions reste inchangée. Le cercle d’amitiés que nous avons pu créer autour de nos valeurs et de notre action ne doit pas disparaître !

Nous vous inviterons prochainement à réfléchir avec nous sur la forme que peut prendre notre futur engagement commun.

Soyez assurés de nos salutations centristes et amicales.



Agnès CHAMBARET, présidente

Jacques BROUSSOU, vice-président

Agnès SOUILLARD, vice-présidente

Christiane MOUETTE, conseillère nationale

Arnaud BOUVET, délégué départemental

Laurent MEYER, secrétaire départemental

Alain CUSENIER, délégué de la 2° circonscription

Patrick BAUDIER, délégué de la 3° circonscription

Patrick PETITJEAN, membre de droit du bureau départemental

Christophe CHOLLAT-NAMY, membre du bureau départemental

Pascal BRIDE, ancien délégué départemental


Personnellement, ma cotisation étant payée pour 2010, je m'assois et j'attends. Je ne crois pourtant guère à une relève intelligente de la part de ceux qui restent. Que se soit dans le Jura ou ailleurs, les démocrates n'ont aucun marqueur idéologique fort. j'en ai bien un à leur proposer, mais ça leur plait pas.

 

 

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Avec Christophe Grudler, et heureux  Suggérer par mail
31-01-2010

Un petit billet pour exprimer, et confirmer le soutien personnel que j'apporte à Christophe Grudler. Il est très attaqué ces derniers temps, et le fautif est sans conteste François Bayrou en personne, et je m'explique :

Les statuts de MoDem sont tellement flous, notamment l'article 18, que la désignation du chef de file pour les élections régionales telle qu'elle s'est faite ne pouvait qu'engendrer les polémiques. Les contestataires ont raison sur un point, ce n'est pas démocratique. La désignation par l'autorité centrale, puis la demande d'approbation par les militants, cela s'appelle le centralisme démocratique. C'était une facétie démocrate utilisée notamment par les partis communistes en d'autres temps.

Ceci étant dit et dénoncé, on peut espérer que le MoDem corrigera le tir pour les prochaines échéances. Tout en sachant que les statuts ont été largement approuvés par les militants eux même, semant ainsi les germes de la discorde.

En attendant, je ne suis pas mécontent du choix de Christophe Grudler pour ma région.Je fais donc partie des 66% de votants "oui" parmis les 25% de militants ayant voté. Il représente à mon sens une rupture avec feu-UDF. Inflexible contre les conservateurs UMP, sans casseroles et échecs électoraux à répétitions, capable d'exprimer des opinions, doté d'une bonne intelligence tactique.

Dans le Jura, il a déjà fait la preuve d'une intelligence stratégique lumineuse en élevant Jacques Lançon (écologiste indépendant) en chef de liste départementale.

Alors oui, je suis un démocrate (libéral !) heureux. Je rêve d'un score à deux chiffres pour le premier tour. J'espère alors que nos candidats préféreront l'indépendance aux ralliements douteux. Mais c'est une autre histoire.

 
Arras, Modem, Cap21 et moi  Suggérer par mail
06-12-2009

Miracle du monde moderne, j'ai pu suivre le discours final d'Arras de François Bayrou avec un bilan carbone très acceptable. En effet, il était diffusé en direct sur BFMTV.

J'ai été globalement rassuré. La presse semblait nous faire croire que le MoDem irait dans le "Aubry compatible". Il n'en est rien : s'il y a compatibilité se sera bel et bien à Mme Aubry de franchir son Rubicon. Les symbôles d'Arras sont "éducation, justice, liberté". Comme je l'avait déjà dit  un soir de printemps 2007 : l'UDF et moi partageons environ 40% des idées, ce qui est énorme à comparé des deux gros partis conservateurs. On est toujours au même point aujourd'hui avec le MoDem : notre mouvement est le moins jacobin, le plus humaniste, le plus démocrate,  le plus responsable des partis politiques. Les humanistes libéraux ne pourrons pas trouver une meilleure offre s'ils veulent s'engager efficacement en politique.

Certains pourrons se laisser tenter par les sirènes d'Europe Ecologie. Cap21 se détache de plus en plus du MoDem au profit de la mouvance créée lors de la dernière échéance électorale. Je suis persuadé que les supporters de Corinne Lepage font la un calcul politicien qui sera perdant assez rapidement. Le caractère romantique d'Europe Ecologie ne devrait pas survivre longtemps à l'orthodoxie gauchiste radicale verte.

Quant à moi, c'est donc une certitude; je continue ma route avec le MoDem, avec ma sensibilité libérale . Cap vers le 22eme siècle ! 

 
Tête de liste : A la courte paille ?  Suggérer par mail
25-11-2009
Philippe Gonon (25) 
Christophe Grudler (90)
Yoann Pimentel (39)
Gérard Faivre (25)

Nous avons là le quarté - dans le désordre. - des têtes de liste potentielles Modem pour les régionales 2010 en Franche-Comté. Au cas ou cela aurait échappé à quelques uns de mes lecteurs, je suis intéressé par cette liste à double titre : je suis adhérent du Modem depuis 2008, et de plus j'ai fais acte de candidature pour en être.

Je connais un peu ou pas du tout ces quatre personnes. J'ose espérer que si elles sont toutes potentiellement leader du challenge démocrate régional, alors c'est qu'elles le valent toutes. Mon unique souhait à ce stade c'est qu'il n'y ait aucune anicroche dans le processus de désignation. A tel point que si on me proposait de choisir la tête de liste à la courte paille, je dirais "banco".

Personnellement, ma position voire ma présence ou non sur cette liste n'aura guère d'importance. Je soutiendrai notre projet quoi qu'il arrive, à ma sauce évidemment puisqu'un démocrate est avant tout un homme libre et amoureux de liberté.

 
Le Bayrou que j'aime  Suggérer par mail
30-09-2009

Abus de pouvoir

François Bayrou "Abus de pouvoir" chap.8 extrait :

"Lorsque le jour sera venu, la vague qui dira non aux dérives subies depuis des années devra se renforcer d'une vague qui dit oui. Donnez‑nous à espérer, disent les citoyens qui n'aperçoivent aucune issue. Or l'issue existe. Elle n'est même pas difficile à trouver. Il suffit d'en formuler les grands axes pour qu'elle s'établisse, se charpente, et entraîne l'adhésion.

Cela sera dit en peu de pages. Parce qu'il y a peu de choix à faire. Depuis des années, les gouvernements interviennent trop. Trop de lois, trop mal écrites, trop de décrets, circulaires, règlements, annonces, plans, mesures.

Le premier choix à faire est celui‑là : la force d'un pays est‑elle dans son État, dans ses politiques, dans ses gouvernants, ou bien dans la société qui le forme? Notre réponse est celle‑ci: la force d'un pays est dans sa société. La mission de l’État est donc de donner confiance à la société, aux familles, à la démocratie locale, aux entreprises, aux associations.

Au lieu de l’État toujours mis en scène, s'exposant sous les projecteurs, j'affirme la nécessité d'un État sobre. Il faut donc des règles stables et peu nombreuses, indiscutables du point de vue de la justice, qui laissent vivre la société et non pas qui l'empêchent de vivre. Il faut des principes fondateurs, respectés dans la longue durée, de manière que la société puisse peu à peu for­mer les cadres de son action, s'adapter, se rénover, inventer, comme l’oiseau fait son nid, son nid à lui, sous la poutre, s'adaptant à la forme du bois. L’État, c'est la poutre, mais c'est l'oiseau qui fait le nid. Au lieu de l'État qui s'occupe de tout, je demande des décisions qui font charpente. Pour le reste, cessez d'empêcher les gens de vivre, de créer, de faire marcher leur maison: ils savent le faire mieux que vous. Arrêtez de vous mêler de tout, à temps et à contretemps, simplement parce qu'un sondage de plus est venu alarmer la meute fiévreuse des conseillers et des attachés de presse."

 
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